Economie
Les structures économiques en Martinique tendent à se rapprocher de celles de la métropole.
Les activités tertiaires prennent une place croissante dans l’économie. Elles regroupent 82 % des emplois en 2003, contre 74 % en métropole. Si le tertiaire non marchand induit toujours une part plus importante des emplois qu’en métropole (40 % contre 30 %), l’écart se réduit cependant de manière continue par rapport au passé. Avec 5 % des emplois, l’agriculture conserve en Martinique un poids plus élevé qu’en métropole (1,5 %) et que dans les autres Dom (2,6 % à la Guadeloupe). En particulier, la filière banane y est mieux implantée et structurée qu’en Guadeloupe ; cette culture occupe 30 % des terres arables.
De 1993 à 2001, le PIB par habitant a progressé de 2,4 % par an en moyenne, un peu moins rapidement qu’en Guadeloupe ou à La Réunion (+ 2,6 %) ; toutefois cette croissance est l’une des plus élevées des régions françaises. Elle s’appuie sur une demande très soutenue, des investissements bien plus dynamiques qu’en métropole et des gains de productivité importants.
Par ailleurs, les dispositifs de soutien et les transferts publics ont permis d’impulser le développement du secteur privé et un processus de rattrapage des niveaux de vie par rapport à la métropole. Ainsi, en 2001, le revenu disponible brut par habitant en Martinique était inférieur de 26 % à celui de la métropole ; l’écart était de 60 % en 1970.
La Martinique est le mieux classé des quatre Dom pour le revenu par habitant, celui-ci n’étant inférieur que de 17 % à celui du Nord - Pas-de-Calais, région de métropole la moins bien classée.
Malgré sa baisse notable (moins 4 points en quatre ans), le chômage reste très élevé en Martinique, comme dans les autres Dom : en 2005, il touche 22 % des actifs contre 9,6 % en métropole. Les jeunes actifs de moins de 30 ans sont toujours les plus touchés par le chômage (40 %) et, parmi eux, les jeunes sortis sans diplôme du système scolaire sont encore plus vulnérables : près d’un sur deux est sans emploi. Dans l’ensemble de la population, les RMIstes sont beaucoup plus nombreux qu’en métropole (16 % contre 3 %).
Cette situation tient d’abord à l’exceptionnelle croissance de la population active depuis les années quatre-vingt, conséquence de la forte fécondité des années soixante et soixante-dix.
Elle s’explique également par un retard prononcé des niveaux de formation : en Martinique, 41 % des personnes en âge de travailler n’ont aucun diplôme, contre seulement 16 % en métropole. Aux Antilles, les intenses migrations avec la métropole n’ont qu’un impact marginal sur les niveaux de formation des actifs.
Alors que le taux de réussite au baccalauréat général situe la Martinique au niveau de certaines régions métropolitaines, les résultats aux baccalauréats technique et professionnel sont nettement moins favorables.
La production agricole
- La banane est le premier produit agricole d’exportation (57,8 % de la production agricole de l'île) tout en n'occupant que 27,1 % de la surface agricole utile. Elle occupe près de la moitié des actifs agricoles. Le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'ile (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 80 000 hl d'alcool pur.
- La canne à sucre occupe en 2005 3 600 hectares, soit 13,7 % des surfaces agricoles. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6,2 % des exploitations pour 73,4 % de la surface exploitée. La production annuelle est en moyenne de 210 000 tonnes.
- Les ananas constituaient autrefois une part importante de la production agricole, mais ne représentaient en 2005, selon l'IEDOM, qu'1% de la production agricole en valeur (2,5 millions d'euros contre 7,9 millions en 2000).
Jusqu'au milieu du XXe siècle, la Martinique s'enrichit grâce à la production du sucre de canne, mais cette dernière perd de son importance avec la production de sucre à partir de betterave.
De nos jours, l'agriculture ne contribue qu'à 6% du PIB grâce notamment aux exportations de bananes et de rhum (produit à partir de la canne à sucre), l'ananas étant principalement utilisé dans l'agro-alimentaire.
Le tourisme, un secteur en pleine expansion
Le tourisme, avec 11 000 emplois, est devenu plus important que l'agriculture, le secteur tertiaire en général contribue à 83% du PIB et l'industrie à 11%.
Une situation économique encourageante pour les années à venir
Malgré un fort taux de chômage, la Martinique présente une croissance forte, supérieure à la moyenne européenne, qui laisse présager un avenir plus glorieux à ses habitants.
Malgré son éloignement, cette petite île est la vitrine de l'Europe sur le continent américain et une politique économique d'échange avec ses voisins des Antilles est l'issue pour améliorer son économie déficitaire.
En effet, les martiniquais peuvent se targuer de posséder toutes les infrastructures nécessaires (universités et pôles de recherches, centres hospitaliers de pointe, 2e port des Caraïbes, moyens de communications modernes...)
La Martinique s'en sort plutôt bien selon un rapport de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui la classe au 32ème rang mondial sur 180 pays.


