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Histoire

Découverte au début du XVIe siècle par les Portugais, l'île est encore inhabitée au moment de sa prise de possession au nom du Roi de France en 1642.

Dénommée "Bourbon", son histoire se confond alors avec celle de la Compagnie des Indes Orientales. Celle-ci se charge de la mettre en valeur en privilégiant une culture d'exportation, le café, et en utilisant surtout une main d'oeuvre d'esclaves en provenance d'Afrique ou de Madagascar.

Passée sous administration directe de la Couronne en 1767, elle est baptisée "Réunion" par la Convention en 1793.

Placée sous domination anglaise de 1810 à 1815, l'île connaît ensuite un demi-siècle de prospérité grâce à l'introduction par ses occupants de la culture de la canne à sucre.


A partir de 1865, l'effondrement du cours du sucre va mettre à mal cette situation florissante.
Malgré la construction d'une ligne de chemin de fer en 1882 et le creusement d'un port à la Pointe des Galets en 1886, la Réunion connaîtra une longue période de marasme, et traversera deux dures épreuves.
La première guerre mondiale, qui fera près de 3 000 morts, sera suivie d'une effroyable épidémie de grippe espagnole causant entre 5 et 10 000 morts avant que ne s'amorce, dans les années 20, un redressement sensible, vite interrompu par le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. La Réunion subira un dur blocus durant celle-ci, et son ralliement à la France libre, en novembre 1942, ne mettra fin que partiellement à cette épreuve.

Votée à l'unanimité par l'Assemblée Constituante, la loi du 19 mars 1946 transforme les quatre vieilles colonies, dont la Réunion, en département français mais il faudra attendre le début des années 60 pour qu'une véritable politique de développement soit mise en oeuvre.
Elu député de la première circonscription en 1963, l'ancien Premier Ministre Michel Debré engage alors la Réunion dans un processus volontariste de développement et d'assimilation avec la métropole.