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Histoire

L'île était appelée autrefois Calaou çaera ou Karukera, l'île aux belles eaux.

En effet, de nombreuses chutent d'eau sont imposantes telles le Carbet, la Lézarde, les Ecrevisses, les 3 Cornes.

La Guadeloupe est peuplée en premier lieu par:
- les Ciboneys (3500 avant JC),
- les Huécoïdes (vers 700 à 500 avant JC) provenant des Andes précolombiennes qui apportent le manioc dans l'île,
- les Arawaks (entre 700 et 300 après JC) originaire de l'Amérique du Sud, peuple paisible et sédentaire qui vit de l'agriculture de la chasse et de la pêche puis -4) par les Indiens Caraïbes, peuple amérindien composé de tribus guerrières et canibales qui se nourrissaient aussi de racines (ignames, patates douces…) de cassaves sorte de manioc, de pêche.

L'histoire moderne de la Guadeloupe commence en 1493 avec l'arrivée de Christophe Colomb à Capesterre-Belle-Eau. Le sujet est d’autant plus important que la société que nous connaissons aujourd’hui est très jeune : elle remonte réellement à la fin du XIXe siècle, voire au début du XXe. C’est, en effet, à cette période, soit une cinquantaine d’années après l’abolition que l’on peu parler d’une société qui se structure au sens large.

La Guadeloupe (Gwadloup, en créole) tient son nom actuel du Monastère royal de Santa Maria situé dans la ville espagnole de Guadalupe. La statue de la vierge , la virgen Guadelupe, était vénérée par Christophe Colomb qui la remercia de son aide pour la découverte de l'île en la nommant Guadeloupe.

A partir de 1635 Charles Liénard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie Française des îles de l'Amérique.

En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Les Caraïbes sont alors envoyés sur l'île de la Dominique. La population augmente et les esclaves arrivent. On compte 3000 esclaves pour une population de 15000 personnes. La journée de travail d'un esclave en période de récolte de canne à sucre pouvait être de plus de 18 heures. Des recherches estiment que la durée moyenne de vie d'un esclave, arrivé aux Antilles, ne dépassait pas 15 années. Chez les esclaves, il y a une mortalité élevée et une natalité faible. Le surtravail extorqué à ces derniers profite à ceux qui se l'approprie, les maîtres. La devise de ces maîtres pour les esclaves est de travailler jusqu'à ce que mort s'en suive.

En 1671, les colons cultivent le tabac.  La Guadeloupe passe avec la Martinique sous l'autorité de Louis XIV qui fait produire la canne à sucre.

Le monopole de la Compagnie des Indes est aboli pour ouvrir la concurrence dans tous les ports français à la traite négrière. La Compagnie des Indes occidentale est dissoute en 1674.

En 1673, l'arrivée de la Compagnie du Sénégal aboutit à une augmentation des esclaves. Néanmoins cette population recule entre 1664 et 1671 ( de 6323 à 4627 personnes). Puis des 1700 remonte à 6076 personnes.

Les britanniques s'emparent de la Guadeloupe dès 1759 jusqu'en 1763 avec le Traité de Paris.


A partir de 1775, la Guadeloupe n'est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l'autorité du gouverneur des îles du Vent.

En 1794, Victor Hugues se rend maître de la Guadeloupe, en chassant les Anglais, pour le compte de la Révolution française aidé par les esclaves alors que la Martinique reste sous la domination de grands planteurs de sucre alliés aux Anglais. Victor Hugues a promis la liberté aux esclaves qui l'ont aidé. Ce dernier aboli  l'esclavage par la loi du 16 pluviôse an II.

En 1802, le Premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse, gouverneur. La loi du 16 pluviôse an II qui avait aboli l'esclavage est abrogée le 16 juillet 1802 par Bonaparte et l'esclavage recommence.

En 1814, il y a une nouvelle invasion des Anglais. Ils ne restituèrent la Guadeloupe à la France qu'en 1816. Depuis elle est restée souveraineté française.

Entre 1816 et 1825 une série de lois sont promulguées. Les institutions municipales sont créées en 1837 et en 1848 . Sous la Deuxième République, l'esclavage est finalement et définitivement aboli ! En Guadeloupe, l'abolition de l'esclavage n'est effective que le 27 mai 1848. La Guadeloupe participe à la seconde guerre mondiale avec l'envoi d'hommes dans les Forces Françaises Libres (FFL) qui servent la résistance.

Néanmoins, on pourrait dire que l'esclavage continua sous une autre forme lorsque fut imposé le Code de l'indigénat qui correspondrait aujourd'hui à une autre forme déguisée d'esclavage des populations autochtones. Grâce aux pratiques discréminatoires imposées par le Code de l'indigénat (en vigueur de 1887 à 1946), les Blancs continuèrent de jouir de privilèges considérables. En général, ce code assujetissait les autochtones et les travailleurs immigrés aux travaux forcés, à l'interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions, aux impôts de capitation (taxes) sur les réserves et à un ensemble d'autres mesures tout aussi dégradantes, pour ” le bon ordre des colonies”.

Le Code de l'indigénat distinguait deux catégories de citoyens : les citoyens français ( de souche métropolitaine) et les sujets français, c'est à dire les Africains noirs, les Malgaches, les Algériens, les Antillais, les Mélanésiens, etc…ainsi que les travailleurs immigrés. Les sujets français soumis au Code de l'indigénat étaient privés de la majeure partie de leur liberté et de leurs droits politiques. Ils ne conservaient au plan civil que leur statut personnel, d'origine religieuse ou coutumière.

Depuis 1946, la Guadeloupe est devenu un Département français d'Outre Mer (DOM).

Le 14 Février 1952, dans la Communauté du Moule une grève générale est organisée. Il s'en suit des morts et des blessés. Des faits similaires eurent lieu les 25-26-27 mai 1967. Les propriétés ont été démantelées lors de ces grandes grèves en Guadeloupe.

Depuis 2003 la Guadeloupe est un DROM (départements et régions d'outre mer). Elle constitue avec la Martinique et la Guyane les Départements Français d'Amérique (DFA).

Aujourd'hui la Guadeloupe fait partie de l'Union Européenne.

En janvier 2009, la grève générale des Antilles françaises est destinée à protester contre la surexploitation des Antillais au profit de quelques riches propriétaires, en situation de monopole. Ce mouvement est dit “protestation contre la vie chère”. Mais il y a aussi une lutte contre les bas salaires très nombreux sur l'île.